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Si le Sri Lanka échoue face au LTTE, le monde échouera face au terrorisme : Mahinda Rajapakse | Si le Sri Lanka échoue face au LTTE, le monde échouera face au terrorisme : Mahinda Rajapakse |
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| Wednesday, 28 May 2008 | |
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« Le LTTE est le groupe terroriste le plus brutal que le monde ait jamais connu et, pour le vaincre, il nous faut le soutien du monde. Ce que le Sri Lanka fait en ce moment, c’est lutter contre ce groupe terroriste en solitaire afin d’assurer que la démocratie et le respect de la vie humaine prévalent dans le monde », a dit le président. Il a nommé le LTTE comme étant le principal obstacle au développement du Sri Lanka. Le président a constaté qu’il est temps que le monde réunisse et fasse entendre sa voix et montre son dégoût extrême de la pratique barbare des attentats-suicides.
Il faut que le monde fasse comprendre que de telles méthodes d’expression politique, si on peut les décrire comme telles, sont tout à fait inacceptables dans le monde civilisé. S’adressant à une salle comble de Britanniques et d’expatriés sri lankais, le président a rappelé que feu SWRD Bandaranaike, dont l’épouse était la première femme première ministre du monde, et feu Lakshman Kadirgamar, qui a été brutalement assassiné par le LTTE, furent deux éminents Sri Lankais qui ont fait leurs études à Oxford. Le président de la société sri lankaise, Dilan Fernando, et ses membres ainsi que les membres des sociétés du Pakistan, de Palestine, et d’Inde ont félicité le président. La société thaïlandaise a également envoyé leur délégationà cette réunion. Ce qui suit est le texte intégral non édité du discours du président:« C’est avec beaucoup de plaisir que je m’adresse à vous ce soir dans ces environs sanctifiés. Je dois remercier l’Oxford Union et M. Dilan Fernando de m’avoir accordé cette opportunité. De nombreux orateurs de renom vous ont adressé avant moi, depuis ici. Je ne tente pas de les égaler dans leur éloquence, mais je tiens à vous parler d’un sujet qui est, à l’heure actuelle, de grand intérêt pour mon pays: il s’agit de l’autonomisation de l’économie rurale, un thème central de ma stratégie de développement pour le Sri Lanka.
Notre stratégie de développement de l’économie rurale du Sri Lanka, un pays où la majorité de la population vit dans les villages, est désormais pertinente à l’économie mondiale, particulièrement dans le contexte de la nouvelle crise alimentaire mondiale et les défis environnementaux qui menacent notre survie. Au Sri Lanka, nous avons une charge supplémentaire : nous sommes menacés par le défi du terrorisme et par suite, la nécessité de protéger les droits de nos concitoyens. Le Sri Lanka, où je suis né et élevé, est un pays où la culture est fermement enracinée dans la tradition rurale. La culture sri lankaise a été essentiellement influencée par la grande religion du bouddhisme, mais plus tard, elle a également été influencée par l’hindouisme, l’islam et le christianisme. Les notions de bonté, de compassion et de tolérance sont au cœur de notre formation psychologique. Elles nous soutiennent face aux incertitudes de la vie. Notre salutation traditionnelle, « Ayubowan», signifie « Je vous souhaite une longue vie ». Il n’est donc pas Leur but consistait à maintenir la production alimentaire et assurer par l à, les moyens de subsistance durables à leur population. Un énorme réseau d’irrigation se trouve dispersé à travers trois grandes provinces de mon pays. Ce grand héritage laissé par nos ancêtres est en utilisation même aujourd’hui. Cette civilisation hydraulique unique en son genre, qui a soutenu essentiellement une société rurale prospère, est fondée sur une philosophie qui a beaucoup à offrir au monde moderne. Le bouddhisme nous enseigne que nous n’avons pas la propriété absolue des forêts, des cours d’eau, des océans et de l’atmosphère qui soutient la vie, que chaque génération est responsable de protéger l’environnement et de prévenir les abus et que notre devoir consiste à rendre l’environnement sain et sauf aux générations futures. Même aujourd’hui, plus de 77 pour cent de notre population continue à vivre dans des zones rurales parce qu’ils y trouvent de nombreux attraits. Je suis moi-même originaire d’un village agraire avec un magnifique environnement naturel et qui se trouve à l’extrême sud de l’île. Je suis extrêmement fier de mes origines. L’attrait de nos villages n’est pas seulement leurs ressources économiques et la verdure, mais aussi la culture traditionnelle, les arts, la religion, la biodiversité, etc. Tous ces points attrayants retiennent nos citoyens dans les villages et les empêchent de migrer dans les arrondissements urbains. Par conséquent, les horreurs de la pauvreté et de la souffrance qui ont englouti de nombreuses villes d’Asie en plein essor n’ont pas affecté le Sri Lanka. Munis de l’attitude attentionnée héritée de nos anciens dirigeants, nous avons été capables de nous adapter avec une grande facilité à la démocratie moderne. En 1931, le Sri Lanka a obtenu le suffrage universel alors qu’il était toujours sous le contrôle de l’empire britannique. Vous vous rappelez peut-être que la Grande-Bretagne elle-même n’a obtenu le suffrage universel qu’en 1926. C’est depuis ces temps-là que nous avons commencé à développer et à renforcer les institutions démocratiques au Sri Lanka. Le pluralisme politique a toujours été fondamental pour notre démocratie. Au sein de notre parlement, nous avons des parties qui représentent des opinions politiques différentes. Cette diversité enrichit la scène politique du Sri Lanka. Même si ce sont des Singhalais bouddhistes qui ont majoritairement élu notre gouvernement, en réalité, il est composé d’une coalition des Singhalais, des Tamouls, des Musulmans et de tous les groupes religieux habitant notre pays. Il vous sera difficile de trouver un gouvernement aussi représentatif de la diversité ethnique et religieuse que le nôtre dans les autres démocraties du monde. Je suis également fier de notre système parlementaire dynamique, de notre établissement judiciaire fort et de notre presse indépendante. Pas un seul jour ne passe sans une attaque contre moi par certaines sections des médias, je dois dire, totalement sans fondement. Nous n’avons pas hésité à adopter des normes globales, à collaborer avec les organisations internationales comme l’ONU, le BIT et le Commonwealth et à contribuer au renforcement des institutions chargées de protéger les droits de nos concitoyens. A travers son travail dans les organisations internationales et la Cour internationale de Justice, le Sri Lanka a contribué avec vigueur et créativité au développement des principes incorporés dans les conventions internationales. Nous avons continuellement contribué aux efforts mondiaux pour établir des normes plus élevées et pour faire de notre terre un meilleur lieu d’habitation pour tous. Nous l’avons fait parce que, pour nous, c’est ce qui est correct a faire. C’est un reflet de nos traditions culturelles. La conformité du Sri Lanka aux normes de l’environnement mondial a été appréciée maintes fois. Les femmes au Sri Lanka jouissent de l’égalité des chances avec les hommes. Plus de 60 pour cent de nos médecins sont des femmes. Plus de 80 pour cent de nos enseignants sont des femmes. La profession d’infirmière au Sri Lanka est dominée par les femmes. La profession d’avocat est aussi de plus en plus dominée par les femmes. Les femmes sont également entrées dans des lieux et des domaines de travail qui avaient jusqu’ici été monopolisés par les hommes : a titre d’exemples, les femmes sri lankaises travaillent aujourd’hui dans les universités, l’ingénierie, l’informatique, le métrage et l’architecture. Je rappelle avec beaucoup de plaisir que le Sri Lanka fut le premier pays dans le monde à élire une femme premier ministre en 1960. La photo du mari de cette première première ministre, SWRD Bandaranaike, se trouve accroché au mur là-bas.Mesdames et Messieurs, pendant des décennies, nous avons investi dans l’éducation et la santé. Même s’il est désigné comme un pays en voie de développement à un revenu moyen, mon pays bénéficie d’un des niveaux d’alphabétisation les plus hauts dans le monde. 97 pour cent de nos enfants sont inscrits à l’école. Notre taux de mortalité infantile et maternelle (à l’accouchement) est sur un pied d’égalité avec celui de nombreux pays développés. Notre pays fournit gratuitement des soins médicaux à tous. L’éducation y est gratuite et universelle dès l’enfance à l’université. Le gouvernement offre gratuitement les manuels et les uniformes à chaque élève du primaire et du secondaire. Chaque matin, l’un de mes joies préférées consiste à voir des milliers d’enfants en uniformes blancs impeccables se diriger vers l’école. C’est probablement quelque chose qu’on ne peut pas voir dans de nombreux autres pays du monde. Les enfants sont précieux pour nous. Ils constituent notre avenir. Nous avons investi massivement pour le bien-être de nos enfants. Mon gouvernement est fermement convaincu qu’aucun enfant ne doit être privé de son enfance. Nous avons créé un ministère spécial pour s’occuper du bien-être de nos enfants. Nous n’employons pas d’enfants dans notre main-d’œuvre et, à la différence du LTTE qui engage des milliers de mineurs dans sa brigade d’enfants, aucune personne au dessous de l’âge de dix-huit ans n’est recruté par nos forces armées. En revanche, les enfants engagés par le LTTE sont privés de leur enfance. Comme la brutalité est ancrée dans le caractère de ces enfants dès leur jeunesse, la vie ne leur réserve souvent que le sort des marginaux de la société. Le Sri Lanka a atteint un très haut niveau sur l’indice du développement humain de l’ONU, et nous avons déjà atteint, dans une large mesure, les objectifs de développement du millénaire. En effet, le mois dernier, un rapport des Nations unies a félicité le Sri Lanka pour être en bonne voie d’éliminer le paludisme. Nous avons un taux très faible d’infection par le VIH/SIDA. Je vous présente toutes ces donnés uniquement dans le but de contrecarrer une campagne internationale qui cherche à décrire mon pays comme un endroit où on ne s’occupe pas de nos concitoyens et des besoins humains. Les faits montrent qu’il est loin de la vérité. Il n’existe aucun signe de famine dans aucune partie du Sri Lanka. En effet, depuis plus de 25 ans, à savoir depuis que le LTTE a commencé à défier violemment la souveraineté de notre pays, voire son existence, le gouvernement envoie des vivres, des médicaments et des matériels éducatifs aux deux districts dominés par le LTTE. Chaque enseignant, infirmière, médecin, hôpital et fonctionnaire dans les soi-disant zones contrôlées par le LTTE, est désigné et payé par le gouvernement de Colombo. Très peu de pays aux prises avec le terrorisme ont été aussi indulgents comme nous. Cela en soi montre à quel point notre société est concernée de ses confrères. En fait, c’était grâce à une vision globale du développement humain, à laquelle nous avons toujours été fermement attachée, que nous avons réussi à accomplir tous ces objectifs. Nous pensons que le développement n’a de valeurs ni de sens pour la grande masse du peuple que lorsque ses fruits sont à partager par tous les segments de la population.
C’est pourquoi nous avons constamment essayé, non seulement d’assurer le développement et l’expansion de notre richesse nationale mais aussi d’assurer la distribution équitable des ressources générées par nos efforts parmi nos concitoyens, en particulier, parmi ceux vivant dans l’arrière-pays rural de notre pays. Notre modèle de développement, tel qu’il est présenté dans mon manifeste électoral, Mahinda Chintana, promeut l’émancipation de l’économie rurale. La clé de cette nouvelle stratégie sera le développement d’une infrastructure moderne à travers le pays. Celle-ci fournira la base nécessaire pour le développement de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme, des PME de construction et des services de transport qui engendreront, à leur tour, de nouvelles opportunités pour notre peuple rural. Notre stratégie a permis d’augmenter les investissements publics de plus de 6 pour cent du PIB pour soutenir “Randora» – ce qui signifie ’la porte d’or’, notre initiative du développement de l’infrastructure visant à développer de nouveaux ports, la production et la distribution d’électricité, les projets d’irrigation et d’approvisionnement en eau, les autoroutes et les réseaux routiers et les communes intégrées pour connecter l’économie rurale à l’économie mondiale. Cela permettra de créer de nouvelles opportunités pour le développement. Nous avons intégré des stratégies visant la promotion de l’assurance, la navigation, l’aviation, le commerce, la logistique, les industries du pétrole et surtout, les compétences et les connaissances. Ceci permettra de rendre le Sri Lanka un nouveau pôle économique en Asie du Sud.L’autonomisation de la population au niveau local est tout aussi importante dans l’ensemble de ce processus de développement. “Gama Naguma », qui signifie ’la renaissance du village’, est une initiative visant à habiliter les communautés qui adoptent des programmes à l’approche ascendante (bottom-up). De tels programmes provenant du peuple tiennent évidemment compte de leurs besoins. Une série d’initiatives concernant le développement rural a été exécutée pour permettre à la Communauté d’accorder la priorité à leurs besoins et leurs objectifs. Ces initiatives sont contrôlées par les responsables communautaires de faire en sorte qu’un plus grand volume de ressources sont utilisées, de manière productive, pour l’amélioration de la communauté rurale. L’objectif principal de ce programme est de garder les gens en milieu rural plutôt que de les encourager à s’installer dans les zones urbaines, comme cela a été fait dans de nombreux pays en voie de développement. Pourquoi les gens doivent se déplacer dans les zones urbaines et vivre dans des bidonvilles ou des logements peu habitables alors qu’ils peuvent vivre dans un environnement sain dans leurs villages et profiter de l’air et de l’eau pur et de la bonne nourriture? Je suis persuadé que les populations rurales sont en meilleure santé que celles qui habitent dans les villes. Notre approche du développement prend en considération les dangers qui impliquent la destruction de l’environnement naturel. Tout projet mis en œuvre sous Gama Naguma reconnaît la valeur des ceintures vertes et la préservation du couvert forestier.
Les programmes de protection de l’environnement qui sont mises en œuvre à travers l’île, prennent des mesures sérieuses pour empêcher le déboisement et la pollution des rivières et des cours d’eau.Le fondement de notre développement consiste à maintenir et à préserver l’environnement. Tout en consolidant nos accomplissements dans le domaine du développement des ressources humaines, nous oeuvrons actuellement pour une économie de la connaissance basée sur la productivité, des compétences, des connaissances et de la technologie. Par conséquent, les domaines de l’éducation et de la santé sont pris en charge au niveau local à travers des programmes gouvernementaux à multi facettes. J’aimerais particulièrement voir nos enfants devenir des citoyens du monde grâce à l’utilisation des technologies de l’information. Dans cet objectif, nous avons récemment mis en place un programme intitulé «Nenasala“ qui constitue un réseau de 500 centres informatiques ruraux. D’ici l’année prochaine, je vais augmenter ce chiffre jusqu’à 1000. Il y a trois ans, le taux d’utilisation de la technologie de l’information au Sri Lanka se situait à un peu plus de 5 pour cent. Aujourd’hui, je me contente du fait que nous avons amélioré ce pourcentage. Cela signifie que de plus en plus de gens seront en mesure d’entrer sur le marché lucratif des emplois liés à l’informatique. Nous prenons ces mesures pour améliorer l’employabilité de la jeunesse des régions rurales. L’objectif principal de notre programme d’émancipation en milieu rural est de faire en sorte que le développement des infrastructures rurales se déroule à un rythme rapide. On est actuellement en train de paver de béton les routes rurales jusqu’ici négligées. Le béton peut résister les pluies de mousson qui sont fréquentes dans notre partie du monde. Sont aussi compris dans notre campagne de développement de l’infrastructure rurale, les programmes d’approvisionnement d’électricité, des projets communautaires d’approvisionnement en eau, les petits projets d’irrigation, l’établissement des logements et des marché. Bref, notre stratégie vise à niveler le terrain entre «la minorité urbaine organisée» et «la majorité rurale malorganisée» dans le processus de développement national. Je suis encouragé par le fait que notre stratégie de développement, Mahinda Chinthana, notre vision pour un nouveau Sri Lanka, a atteint et maintenu une croissance économique de près de 7 pour cent au cours des trois dernières années. De plus, nos revenus par habitant en 2007 ont aussi atteint le montant de 1600 dollars américains. De même, sauf dans un district, le nombre de pauvres dans notre pays qui se trouvaient au-dessous du seuil de pauvreté a fortement diminué en 2007. Malheureusement, nous sommes menacés par le LTTE, “le groupe terroriste le plus brutale dans le monde”, selon le FBI. La marque distinctive de ce groupe est l’utilisation des tueurs kamikazes, parmi lesquels se trouvent même les femmes et les enfants. C’est ce groupe terroriste qui a inventé le gilet-suicide pour les meurtriers kamikazes. Ayant été le premier à inventer ce gilet-suicide, le LTTE a librement révélé cette technologie à d’autres groupes terroristes dans le monde. Cette pratique de terreur est aujourd’hui devenue une menace au monde entier. Des centaines de civils innocents, ceux qui rentraient du travail, des enfants qui se rendaient à l’école, des jeunes femmes enceintes qui allaient aux cliniques, etc. ont été tués ou mutilés dans des explosions hasardeuses de bombes commises exprès par les tueurs kamikazes insensés dans des lieux bondés. Vous devez voir le ravage causé par la chair humaine brûlante et les membres éparpillés pour comprendre la brutalité absolue qui anime ce groupe de terroristes. Ils ont tué Rajiv Gandhi, l’ancien Premier ministre de l’Inde et Ranasinghe Premadasa, l’ancien Président du Sri Lanka. Plus récemment, ils ont brutalement assassiné un ministre supérieur de mon gouvernement, un catholique d’origine tamoule, dans un attentat suicide lors d’un événement sportif. Nombreux participants ont été tués dans cette explosion, dont un ancien athlète olympique. Le LTTE a également tué notre ancien Ministre des affaires étrangères Lakshman Kadirgamar, un érudit de distinction, un luminaire juridique qui a une fois occupé avec distinction ce siège en tant que président de l’Oxford Union.Mesdames et Messieurs, il nous incombe d’affronter ce groupe terroriste avec toutes nos capacités et de déployer toutes les ressources de l’État pour les battre parce qu’il s’agit de la sécurité et d la protection de la vie démocratique de la population du Sri Lanka. Je dois préciser que ce que je suis en train de faire n’est pas du tout différent de ce que les autres leaders des démocraties ont fait avant, et sont en train de faire maintenant face au terrorisme. Pourtant, je dois aussi dire que le LTTE est le groupe terroriste le plus brutal que le monde ait jamais connu, et pour le vaincre, il nous faut le soutien mondial. A mon avis, ce que le Sri Lanka est en train de faire, c’est lutter contre ce groupe de terreur en solitaire. Par là, il tente d’assurer que la démocratie et le respect de la vie humaine prévalent dans le monde. Si nous échouons dans notre guerre contre le LTTE, le monde échouera dans sa lutte contre le terrorisme et la démocratie en sera la victime. C’est la vérité irréfutable. Nos efforts au développement confrontent malheureusement leurs propres obstacles, dont le principal est la menace brutale du terrorisme qui nui considérablement à notre pays qui est en voie de développement. Il est temps que le monde fasse entendre sa voix unie contre la pratique barbare des attentats-suicides. Il faut absolument faire comprendre que cette forme d’expression politique, si on pourrait la décrire en ces termes, est tout à fait inacceptable dans le monde civilisé. Les forces de sécurité de mon pays, dont l’objectif consiste uniquement à protéger le peuple innocent du pays et sa mode de vie simple, font face à un défi énorme. On doit comprendre que nos forces de sécurité ne harcèlent pas exprès des innocents et ne font pas de discrimination contre une minorité. Ils prennent constamment de grands risques à leur propre vie. La psychose de crainte créée par la terreur du LTTE pourrait parfois causer des erreurs de jugement, mais dans l’ensemble, les observateurs indépendants ont toujours fait l’éloge de l’efficacité, de la politesse et de la courtoisie de nos hommes en uniforme. Nous ne devons pas oublier qu’il n’existe pas de méthodes ou des solutions universelles qu’on pourrait appliquer à des situations de cette nature. Le devoir principal d’un gouvernement consiste à assurer la sécurité et la protection de la vie et de l’intégrité physique de son peuple.C’est le groupe terroriste qui décide le moment d’attaque: ils décident l’heure, le lieu et l’occasion. Ils ne sont en aucune façon contrôlés par les valeurs et les procédures qui contrôlent justement les ripostes des gouvernements démocratiques. Ces réalités de base doivent être prises en compte lorsqu’on évalue, de façon juste et objective, la situation du Sri Lanka. Même si beaucoup de gens ont dit que le LTTE était invincible, nous avons réussi à libérer notre province orientale de leur terreur. Au cours d’une année, nous avons rétabli la démocratie qui y était absente pendant les deux dernières décennies. La semaine dernière, nous avons tenu des élections au Conseil de la Province de l’Est qui a, pour la première fois, été contesté par plusieurs partis politiques. Alors que nos forces cherchent à vaincre et désarmer le LTTE, nous sommes déterminés à chercher une solution négociée à la crise au Sri Lanka. Je ne crois pas à une solution militaire à ce problème. Nous avons tenté de négocier avec le LTTE à plusieurs reprises - trois fois depuis mon élection à la présidence - mais ils n’ont pas montré le même intérêt que nous. Ils ont toujours quitté la table de négociations avec de mauvaises excuses. Nous sommes toujours prêts à leur parler, à condition que nous puissions être certains de leur véritable intention de trouver une solution politique et qu’ils soient aussi prêts à laisser tomber les armes. En tant que jeunes dirigeants, vous prendrez de nombreuses responsabilités plus tard dans la vie. Votre destin vous mettra dans des circonstances où vous aurez à diriger et à défendre votre pays. Je suis quelqu’un qui a été élevé et rendu fort dans une culture éthique et attentionnée. En tant que tel, je tiens à vous laisser avec ces quelques réflexions.Vous et moi, nous avons le privilège d’être qui nous sommes aujourd’hui, mais il y a des millions de nos semblables qui n’ont pas cette chance et qui ont besoin d’être guidés. Nous avons la responsabilité de leur bien-être. Vous devez devenir les leaders de ces masses du peuple et en prendre la charge. Vos qualités de dirigeant doivent montrer vos valeurs culturelles et religieuses, votre sens de l’intégrité, votre dévouement à la cause de l’élimination des souffrances humaines et votre générosité. Pour conclure, permettez-moi de dire que la méthode que nous avons choisie pour développer mon pays, en particulier ses zones rurales, continue à être un défi pour nous tous; en particulier, à cause des défis à la fois internes et externes que nous devons affronter. Mesdames et Messieurs, la protection et la promotion des droits de l’homme continue à être un défi pour nous tous, non seulement nous au Sri Lanka, mais nous dans le monde entier. Je vous demande simplement de considérer le Sri Lanka comme un pays qui a atteint un succès considérable; nous avons réussi à nous occuper de nos confrères face à un défi brutal qui nous a été lancé par les terroristes. Nous continuerons à respecter les normes les plus élevées qui sont conformes aux valeurs et traditions que nous tenons en haute estime. Que les trois nobles trésors vous bénissent tous ! » (Source - Asian Tribune, le 14 mai 2008) |
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